dossier | La quatrième dimension du patrimoine

Crozon - Bretagne - France - décembre 2009

Les Territoires sonores en mp3 de la presqu’île de Crozon

Dossier Thématiques - La quatrième dimension du patrimoine
Les podcasts en mp3 de la presqu’île de Crozon, le système de Flashcode de la commune de Savins et le guide interactif via iPhone Mobil’iti de la Vallée de Clisson : trois façons parmi d’autres d’inventer un autre type de tourisme grâce aux technologies.

Lancé en 2007 sur cet éperon rocheux à l’extrémité ouest de la Bretagne, le projet Territoires sonores est porté par le Centre régional d’étude et de protection du patrimoine naturel de la Maison des minéraux, la commune de Crozon, la région Bretagne et le département du Finistère. Il propose aux randonneurs d’écouter sur un baladeur numérique les témoignages de Crozonnais, tout au long de leur parcours sur les sentiers de l’Iroise et de l’Île Vierge. Avec aujourd’hui d’autres développements.

Un projet collaboratif pour mieux valoriser la presqu’île

Dimanche 4 octobre 2009, sentier de randonnée sur le Cap de la chèvre, face à la baie de Douarnenez. Lande maritime. Pins maritimes. Pas de vent. Mer d’huile. Ciel gris (mais d’une prodigieuse intensité). Armel Ménez, géologue de formation et chargé de mission à la Maison des minéraux, nous parle du projet Territoires sonores et de l’esprit qui l’anime. L’idée est de mettre en valeur un territoire, grâce à du contenu sonore, multimédia, dans un environnement extrêmement fréquenté, notamment l’été par les touristes. De créer service qui offre aux touristes la possibilité de partager l’attachement des habitants pour leur région et de faciliter la découverte de ce paysage.

Une approche intimiste, différente des audioguides classiques

Muriel Cléaud, chargée de mission à la Maison des minéraux, et Pierre-Yves Cavellat, acteur du projet depuis sa création, se définissent eux-mêmes comme des « baladocréateurs ».
Muriel Cléaud décrit le matériel mis à disposition et la manière dont les balades se déroulent pour le randonneur, du plan de route jusqu’aux balises installées sur les deux parcours existants. Elle nous fait partager sa perception des balades sonores et leurs atouts par rapport aux audioguides classiques.
Pierre-Yves Cavellat insiste sur la dimension physique de l’expérience. L’écoute ne se fait pas calé sur un fauteuil, mais en mouvement, au rythme de ses pas. Il y a parfois des contrastes saisissants entre le son et les paysages. Il parle de l’enregistrement d’une tempête en hiver au Cap de la chèvre, et de son écoute « l’été, par grand beau temps », alors que tout témoigne d’une invincible tranquillité…

Modes de diffusion et perspectives nouvelles

Deux sentiers sonores existent : ceux de l’île Vierge et de l’Iroise. D’autres sont en préparation, par exemple dans le port de Morgat. Tous les documents sont écoutables et téléchargeables gratuitement sur le Web. Le site «territoires-sonores» se veut un outil complémentaire d’analyse et de compréhension de la Bretagne et plus particulièrement de ce coin du Finistère. Son objectif est également le partage des savoir-faire, notamment en matière de réalisation sonore. Par ailleurs, le prototype de diffusion collective et système ambulant «Tentacules sonores» permet d’écouter à plusieurs un document sur une plage ou dans les rues… Un projet de studio d’écoute itinérant est en cours, sous la forme d’une caravane aménagée. Enfin, la réflexion se porte sur la diffusion via le mobile, ce qui «permettra aux usagers de télécharger directement les contenus sur le territoire, via des bornes d’accessibilité, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.»

Une visiteuse au Cap de la chèvre

Venant de Saint-Renan, une petite ville située dans le pays d’Iroise, à une centaine de kilomètres de Crozon, Chantal Cuijvers-van Kesteren nous fait part de ce qu’elle attend d’une balade sonore. Elle-même guide de profession (sur le site touristique de la pointe de Saint-Mathieu, non loin de Brest), elle exprime sa curiosité et son intérêt pour ce nouveau type de médiation, expérience qui pourrait bien être renouvelée un jour au phare ou autour de l’abbaye de Saint-Mathieu. «Il y a des explications sur l’histoire, sur le paysage, sur le vécu des gens également… On peut arriver à un point où l’on vous parle des minéraux, de la vue, on écoute quelques minutes… Un vieux professeur peut vous parler de sa classe d’antan !…»

Partager avec d’autres territoires cette expérience

Territoires sonores a maintenant trois ans d’existence. Armel Ménez dresse le bilan de ces trois années. «Au retour des différents usagers, des promeneurs qui ont testé ces balades sonores, on se dit que ce type de médiation, l’utilisation du média sonore pour faire découvrir un territoire, est quelque chose d’adapté et qui mériterait d’être un peu plus connu.» Sa réflexion l’entraîne aujourd’hui vers le développement de cette expérience dans d’autres territoires naturels, en France ou ailleurs, voire dans des villes ou des quartiers... Car l’enjeu, c’est «l’appropriation d’un territoire par les individus eux-mêmes !»…

Un projet collaboratif pour mieux valoriser la presqu’île

«C’est une initiative portée par une équipe de douze à quinze personnes, d’univers différents, ayant des sensibilités différentes», précise Armel Ménez. Cette démarche collaborative fait la diversité et la richesse du projet.

Une approche intimiste, différente des audioguides classiques Les baladocréateurs Muriel Cléaud et Pierre-Yves Cavellat évoquent la relation particulière qui se noue avec le paysage (et avec ses habitants, d’aujourd’hui ou d’autrefois) via l’écoute des enregistrements sonores…
Modes de diffusion et perspectives nouvelles Le projet, tel que le décrit Armel Ménez, multiplie les moyens d’écoute et de diffusion, sur Internet bien sûr mais aussi au cœur de la ville avec « Tentacules sonores », ou demain avec le mobile.
Une visiteuse au Cap de la chèvre Les randonneurs apprécient beaucoup la liberté que permet l’écoute de ces témoignages sonores en fonction de son chemin. C’est ce qu’exprime cette visiteuse, elle-même guide touristique en Bretagne.
Partager avec d’autres territoires cette expérience «Nous souhaitons partager notre savoir-faire dans le domaine de la baladocréation (mot que nous avons créé) avec d’autres collectivités, des associations, des collectifs de particuliers qui souhaiteraient s’investir sur la mise en valeur de leur territoire.»
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Sa page, à partir de laquelle vous pouvez réagir et poser des questions
- Visites de territoires sonores en podcast
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Commentaires

C'est vrai que la navigation n'est pas aisé, même si l'article est intéressant

plaque cuisson

Grande à la navigation de votre blogue à nouveau, il a été pour moi mois. Correctement cet article que j'ai été attendu si long. J'ai besoin de ce post pour compléter ma mission dans l'école, et il a même sujet avec votre écriture-up. Merci, excellente part.

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Isabelle Designer de plaque a induction