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Eco-quartier, développement durable et numérique

Bienvenue dans ce nouveau numéro de Territoires numériques consacré au développement durables dans les villes. Un écoquartier ou une ville durable c’est quoi ? De l’innovation, du numérique, oui,…...

Eco-quartier, développement durable et numérique

Bienvenue dans ce nouveau numéro de Territoires numériques consacré au développement durables dans les villes. Un écoquartier ou une ville durable c’est quoi ? De l’innovation, du numérique, oui,… mais pas seulement ! C’est aussi l’agrégation de talents et de compétences diverses, et bien souvent des montages financiers public /privé qui permettent de voir plus grand. Pour parler de ces projets qui germent dans les villes grandes et petites, nous avons choisi d’inviter Richard Curnier, Directeur de la Caisse des Dépôts en région PACA.

20 octobre 2017


 

I- Interview de  Richard Curnier, Directeur de la Caisse des Dépôts en région PACA

Comment la Caisse des Dépôts investit-elle dans la transition numérique notamment en Région PACA ?

La transition numérique est un axe d’investissement important pour la Caisse des Dépôts. Nous intervenons sur le champ du numérique de deux façons. Tout d’abord, sur les infrastructures. Notre objectif est d’accompagner l’ensemble des citoyens vers le très haut débit. Cela passe par la mise en place de la fibre optique et nous travaillons dans ce cadre, avec les opérateurs. Nous intervenons également sur la partie « service ». Nous travaillons avec des entreprises qui développent des contenus numériques et dans lesquelles nous prenons parfois des participations. Et puis plus globalement, nous avons déployé la plateforme numérique des territoires. C’est un outil important pour les élus et sur lequel tout est recensé, à la fois les bonnes pratiques, l’ensemble des expériences des collectivités mais aussi nos offres de prêt.

Sur quels types de projet et à quels moments, les collectivités peuvent-elles vous solliciter ?

J’ai l’habitude de dire aux maires que je rencontre qu’ils doivent nous appeler dès qu’ils ont un projet à financer. On peut les aider tout aussi bien au niveau de l’ingénierie de projet, puisque nous pouvons en effet, cofinancer des études pour permettre aux maires de passer de l’idée au projet. Ensuite, on intervient également au moment du montage juridique, dans le montage financier. Soit la collectivité le fait en direct et dans ce cas, elle n’a pas besoin de financement, soit elle décide de l’externaliser avec des acteurs privés et dans quel cas, nous pouvons nous associer. Il est également possible d’envisager un portage mixte dans le cas d’une SEM, société d’économie mixte, dans laquelle la collectivité et la Caisse des Dépôts seront présentes dans le capitale.

Quels sont les grands axes de la Caisse des Dépôts ?

Le directoire général a définit un plan stratégique. Ce dernier a pour objectif d’accompagner 4 transitions : démographique, numérique, écologique et énergétique . Dans chacune d’elles nous déployons soit nos investissements ou prêts soit nous accompagnons les collectivités en ingénierie.

Et ce plan s’adapte à toutes les régions ?

Chaque région est spécifique bien évidemment mais ce plan est à la hauteur des enjeux de la région PACA. Que ce soit la transition numérique avec les métropoles et le besoin d’amener le très haut débit dans tout l’arrière-pays. Sur la problématique démographique, vous savez que la région PACA attire beaucoup de personnes âgés avec les enjeux liés à la silver économie. La transition territoriale, c’est l’essor de grandes métropoles et enfin la transition énergétique consiste à diversifier notre mixe énergétique en tirant le meilleur de nos atouts que ce soit le soleil, le mistral ou encore l’eau pour produire de l’électricité.

La réplicabilité d’un projet comme Smartseille est-il un atout pour obtenir des financements ?

Smartseille a bénéficié des investissements du PIA ( programme d’investissement d’avenir ). Et effectivement, dans ce cadre la reproductibilité est un critère essentiel.

La Caisse des dépôts aide-t-elle les entreprises innovantes ?

On parle de plus en plus de SmartCity, avec l’idée d’apporter de nouveaux services à nos concitoyens. Aujourd’hui, nous avons pris des participations dans une société d’autopartage. C’est à la fois de la mobilité et du numérique. Nous avons  investi également dans un accélérateur de start up qui s’appelle pfactory.

Quelles sont les zones dans votre région où se développent le plus de projets numérique ?

Bien évidemment, il y a les Métropoles. On y trouve le plus de valeur ajoutée et donc de projets. Cependant, ce que l’on regarde aussi ce sont les projets par exemple dans les stations de ski. On parle maintenant de Smart Montagne. Aujourd’hui, les 60 stations de ski que nous avons en région PACA sont de plus en plus dans une logique d’apporter des nouveaux services connectés.

Comment faites-vous pour vous assurer qu’il n’y a pas d’inégalité de traitement entre les territoires ?

C’est une dimension très importante. C’est pour cela que j’insiste sur la nécessité d’apporter du très haut débit pas que dans les métropoles mais aussi dans l’arrière pays et dans les montagnes.

C’est un travail compliqué ?

Nous avons la chance d’avoir une région très dynamique et très soucieuse de cette logique d’aménagement du territoire. Nous sommes au service des élus, qu’ils n’hésitent pas à nous contacter.

 

II – LA REVUE DE PRESSE

1 On commence notre revue de presse du côté d’Aix en Provence où vient d’être inauguré Thecamp : un lieu transdisciplinaire, transculturel et trans générationnel, pour apprendre, réfléchir et expérimenter ensemble afin d’imaginer de nouveaux modèles. C’est en tous cas ainsi que Jean-Paul Bailly, son président définit Thecamp.

Dès cette année, près de 2.500 cadres et dirigeants d’entreprises devraient être accueillis, dans des formations, déclinées en 28 sessions d’une journée. Au menu : les « nouvelles compétences à acquérir demain » ou encore les « défis de l’intelligence artificielle», mais également des ateliers de réflexion autour de l’énergie propre, la protection des océans, l’avenir de l’éducation ou encore la mobilité durable. Côté innovation, une quarantaine de start-up vont être hébergées sous la grande canopée, signée par l’architecte Corinne Vezzoni.  

2 – Embarquons maintenant à bord d’une camionnette appelée Germaine ! Germaine est affrétée par la Fédération des centres sociaux de Vendée pour réduire la fracture numérique mais aussi la fracture sociale.

Ce café numérique, qui fait la tournée des places de villages vendéens, propose donc des animations accessibles au plus grand nombre, autour des technologies de pointe pour recréer du lien et sortir certaines personnes de leur isolement. Petits robots, imprimante 3D et autres tablettes sont mises à disposition des habitants guidés par deux animateurs. En Vendée, Germaine rassemble et c’est bien !

3 – Il est une autre cause qui rassemble ! C’est la consultation des Assises nationales de la mobilité. Lancée en septembre dernier, par Elisabeth Borne, Ministre chargée des transports, ces Assises vont durer 3 mois. Cette grande consultation permettra de préparer la Loi d’orientation des mobilités, présentée au premier semestre 2018. Priorité est donnée aux transports de la vie quotidienne, aux zones rurales et périurbaines pour faire émerger de nouvelles solutions.

La consultation s’adresse à tous : usagers, collectivités, associations, opérateurs de la mobilité, acteurs économiques. Les débats en ligne, sur le plateforme Dialoguons, ont commencé autour de thèmes comme la mobilité plus propre, mobilité plus connectée, mobilité plus solidaire ou plus intermodale. On nous demande notre avis, alors donnons-le et participons !

 

Mis à jour le 20 octobre 2017

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