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Un remède : l’e-santé – novembre 2016

Sil est un sujet qui nous préoccupe tous, cest bien celui de la santé. Avec larrivée du numérique, ce secteur a été complétement bouleversé. Quelles sont les nouvelles perspectives...

Un remède : l’e-santé – novembre 2016

S'il est un sujet qui nous préoccupe tous, c'est bien celui de la santé. Avec l'arrivée du numérique, ce secteur a été complétement bouleversé. Quelles sont les nouvelles perspectives ? Comment lutter contre la désertification tout en protégeant les patients d'éventuelles dérives ?
Pour trouver des éléments de réponse, nous avons invité Valentine Ferréol, spécialiste de la transformation chez Gfi Informatique et Présidente d'honneur du G9+.

7 décembre 2016

 

Territoires numériques : e-Santé – novembre 2016 par parolesdelus

 

I-Interview de Valentine Ferréol, spécialiste de la transformation chez Gfi Informatique et Présidente d’honneur du G9+.

Quelles sont les avancées du numérique dans le domaine de la santé ?

Beaucoup de dispositifs ont émergé ces dernières années dans le domaine de la santé, que ce soit les applications, la santé sur le mobile ou encore la télémédecine. Mais beaucoup d’avancées aussi, ne sont pas encore visibles pour les patients. Je pense notamment à celles des secteurs de la recherche, de la formation ou de la médecine prédictive. Enfin dans le milieu hospitalier, on trouve de nombreux dispositifs qui permettent de faciliter la vie du patient et du corps médical.

Dans quelle mesure le numérique peut-il permettre de pallier l’absence d’un nombre suffisant de professionnels de la santé dans certaines zones ?

Dans la commune de Oberbruck, le choix a consisté à créer un centre médical équipé d’un système de téléconsultation. A Roanne, une cabine de télémédecine a été installée dans une pharmacie. Dans ce cas, c’est donc un représentant formé du corps médical qui accueille et guide les patients.

Comment les élus, déjà très nombreux à être confrontés au manque de médecins peuvent-ils trouver la solution appropriée ?

Les élus peuvent s’adresser directement à l’association de télémédecine. Cette structure a une vision non seulement de la réglementation, mais aussi des actes et de la manière de les mettre en place. Elle peut faire le lien entre les élus qui souhaitent développer de tels dispositifs dans leur collectivité et ceux plus précurseurs.

Quelles transformations sont induites grâce au numérique dans les services publics de santé ?

Des transformations de fond ont été engagées ces dernières années. Le rapport Lemoine en a fait une synthèse. Il met en évidence les axes forts qui vont être structurants dans les dix prochaines années comme par exemple le rôle donné au patient. Progressivement, ce dernier va de plus en plus contribuer à son traitement et à son dispositif de soin. Autre exemple majeur, c’est l’évolution du modèle de la médecine, qui va se développer selon un axe double, à la fois préventif et prédictif .
Enfin, la révolution des pratiques médicales de télémédecine et de téléconsultation fait apparaître des enjeux importants pour les citoyens.

Les données produites sont nombreuses, quelles problématiques peuvent apparaitre ?

Récemment, les données ont été au cœur des débats avec la question du développement de l’open data dans le cadre du projet de loi pour une République numérique. On en parle un peu moins, mais dans le même temps, un autre projet de loi vise à restreindre  l’accès aux données dites de santé afin de garantir plus de sécurité.
Ce qu’il faut avoir en tête, c’est qu’il s’agit de technologies et de réseaux qui sont dédiés et avec des flux d’informations eux aussi dédiés.
Typiquement, Gfi a mis en place et propose une box, qui est un vrai dispositif médical, et garantit d’être agnostique technologiquement, et qui utilise d’autres réseaux.

Que peut-on imaginer comme perspectives pour la vie des seniors dans les prochaines années grâce aux outils numériques de santé ?

Face au enjeux du vieillissement de la population, l’exemple de l’expérimentation et du dispositif qui a été mis en œuvre dans les EHPAD mutualistes semble porter ses fruits.
Dans le cadre de la prise en charge de ces personnes âgées mais ne nécessitant pas a priori un apport médicalisé fort, il peut y avoir des interfaces avec les services spécialisés des CHU les plus proches, pour assurer une surveillance du comportement et de la psychologie. La télémédecine s’y prête tout à fait. Un échange via cette technologie peut permettre d’évaluer l’état mental et psychologique des patients.

 

II- La revue de presse

1/On commence avec des nouvelles législatives… La Commission européenne a annoncé, le 7 novembre dernier, qu’elle donnait son accord au plan de déploiement du Très Haut Débit en France, 8 jours plus tard, devant la commission des affaires économiques, au Sénat, Axelle Lemaire rappelait les efforts du gouvernement en faveur de la connectivité des territoires ruraux. Le projet de loi de finances (PLF) pour 2017 annonce 409,5 millions d’euros inscrits au programme 343 « Plan France Très Haut Débit », un montant revu considérablement à la hausse comparé aux 150 millions d’euros initialement prévus.
Selon les mots de la secrétaire d’État au Numérique : « la couverture mobile fait son entrée dans le budget de L’État par la grande porte », en intégrant le programme 343. 

2/Le Grand Paris rêve d’avoir le « métro le plus digital du monde » et s’associe pour cela  à l’Institut Mines Télécom. Cet établissement public, regroupant 13 écoles, va concevoir l’architecture des infrastructures numériques du Grand Paris express.
Les ingénieurs plancheront notamment sur le Big Data, l’internet des objets et le partage des données du projet. Dans le cahier des charges, il est mentionné que ce métro « bouleversera l’expérience des voyageurs par un accès permanent à leurs services collaboratifs favoris et offrira aux startups de la French Tech un gisement de données ouvertes, sans précédent, pour des expérimentations « .

3/Museomix c’est 5 pays, 15 villes et 17 lieux investis par des passionnés de culture, de technologies et d’innovation qui, tous les ans, depuis 2011, se retrouvent pour un marathon créatif de trois jours.
Professionnels des musées, développeurs, graphistes, communicants, artistes ou encore scientifiques mettent en commun leurs idées, pour imaginer des dispositifs de médiation novateurs, grâce aux outils numériques. Objectif : rendre le visiteur de plus en plus acteur et attirer le jeune public avec une visite plus ludique.
Cette année, des musées de Belgique, de Suisse, d’Italie, du Québec et six musées français ont participé à l’événement, mi-novembre. Parmi eux, le Musée de la parfumerie de Grasse où les « museomixeurs » ont imaginé un orgue à senteurs pour créer son parfum, ou encore la possibilité de concevoir son flacon et de l’imprimer en 3D. Ludique en effet !

 

Mis à jour le 7 décembre 2016

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