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Développement numérique des territoires – février 2017

13e numéro de Territoires Numériques, lémission web mensuelle de parolesdelus.com consacrée ce mois-ci aux bonnes pratiques du numérique dans les territoires. Dans ce numéro Nathalie Cuman reçoit Pierre Louette, Directeur...

Développement numérique des territoires – février 2017

13e numéro de Territoires Numériques, l'émission web mensuelle de parolesdelus.com consacrée ce mois-ci aux bonnes pratiques du numérique dans les territoires.
Dans ce numéro Nathalie Cuman reçoit Pierre Louette, Directeur Général Délégué d'Orange.

28 février 2017

I-Interview de Pierre Louette, Directeur général délégué Orange

Quelle est la démarche d’Orange auprès de ses partenaires ?

La démarche d’Orange est constante depuis douze ans. Nous voulons être au plus près des réalisations de nos partenaires et donner à les voir. Plus de 1000 projets ont été mis en avant, d’abord dans les ouvrages papier et puis maintenant dans un ouvrage numérique qui est parfaitement adapté aux enjeux numériques de transformation de notre pays et de nos collectivités. Je crois que c’est au bénéfice des deux parties. Bien sûr Orange montre qu’il accompagne les collectivités. De leur côté, elles peuvent ainsi montrer ce qu’elles font de plus moderne pour nos concitoyens.

Comment Orange accompagne-t-il le développement du numérique sur le territoire ?

Ces dernières années, il est apparu une forme d’impatience sur la rapidité de déploiement du numérique. Aujourd’hui, tout le monde reconnaît qu’elle est légitime. Tout le monde a envie de numérique et au delà de l’envie, a besoin du numérique, ce n’est pas un caprice. Au fur et à mesure que le numérique se déploie, on sait ce qui se passe chez les autres et c’est d’autant plus douloureux quand on n’a pas soi-même un bon accès. Cette impatience est croissante. Orange fait tout ce qu’il peut pour répondre à ces enjeux. Nous avons déjà engagé plusieurs milliards d’euros dans le déploiement de la fibre et dans les trois prochaines années, c’est à nouveau 4 milliards d’euros qui seront investis. Ce sont donc des niveaux d’investissements énormes et qui représentent entre 16 et 17% de notre chiffre d’affaires. Pour accroître ces efforts, nous avons lancé un programme qui s’appelle Orange Territoires Connectés. Orange est le seul opérateur à avoir fait cela. D’ici le mois de juin 2017, 5 millions de personnes supplémentaires, vivants dans le monde rural, pourront profiter des services numériques fixes ou mobiles.

Au delà des territoires ruraux, comment Orange accompagne-t-il les collectivités à devenir plus “smart” ?

Les exemples concrets sont nombreux. Nous avons développé des applications comme “ma ville dans ma poche”. Elles sont déjà accessibles dans une douzaine de villes en France. A Troyes, nous avons développé le “Smart Parking” pour optimiser la rotation des places de stationnement.

Nous proposons également des outils de gestion des flottes de véhicules. Et comme à chaque fois, un lien est fait entre la capacité à transporter de la donnée et celle de l’optimiser. Orange applique cela à des cas d’usages très concrets dans les villes. On contribue à rendre les villes plus agréables pour leurs habitants, plus économiques en énergie. C’est un service très concret.          

Orange facilite donc les échanges entre leurs élus et leurs citoyens ?

De plus en plus, nos élus savent qu’ils sont aussi jugés sur l’attrait de leurs collectivités. A-t-on envie de s’y installer? Est-ce-que le centre-ville est vivant et animé? Est-ce que nos écoles sont connectées? Voilà toutes les questions et les attentes de nos concitoyens.         

Le Big Data est-il complexe à gérer ?

C’est forcément complexe et en même temps c’est un enjeu majeur pour nous. Pour vous donner un exemple, dans l’activité de gestion de l’approvisionnement (supply chain), on introduit maintenant des ingénieurs spécialisés dans le Big Data. Ils peuvent optimiser les cas présents en analysant tous les cas passés. C’est un exemple de service qui peut être proposé aux collectivités. Elles aussi ont des approvisionnements, qui passent par des marchés publics. Elles ont besoin d’avoir des données qui sont à la fois compactées, analysées et éditées pour elles de façon utile.    

Avec tout cela, vous êtes au cœur de la créativité, notamment comme partenaire de start-up, comment Orange sélectionne-t-il les jeunes pousses qu’il souhaite accompagner  ?      

On a beaucoup de chercheurs et de développeurs et on investit chaque année autour de 750 millions d’euros dans la recherche et développement. Cela fait partie des valeurs propres à Orange. Nous avons cherché à développer cette tradition et à la moderniser. Notre groupe propose aux entrepreneurs de bénéficier de tout le travail fait par nos accélérateurs. Nous en avons une dizaine. Ils reçoivent des start up et les mettent dans des situations d’échanges avec nos chercheurs, marketeurs et ingénieurs. Et puis certaines d’entre elles sont financées. C’est le travail d’Orange Digital Ventures. Une douzaine de start up ont ainsi pu être accompagnées. Parallèlement, il existe aussi un autre volet, qui consiste à acquérir des sociétés déjà développées, comme par exemple Dailymotion ou Deezer. Notre objectif est d’accompagner 500 start up d’ici 2020. Ces start up peuvent venir de l’ensemble du territoire.

Cela veut dire que les territoires vous amènent certaines start up ?

La French Tech n’a pas vocation à n’être qu’un outil pour trouver des financements étrangers ou pour inciter à s’exporter. C’est bien évidemment un de ces aspects mais nous, nous voulons travailler avec ce que l’on pourrait appeler la “Rural Tech”.       

Orange fait-il aussi une part belle aux objets connectés ?    

Ces objets sont de plus en plus présents dans nos boutiques. Ils concernent la domotique, la sécurité, la santé. C’est l’occasion d’apporter de la technologie par des cas d’usages très concrets dans tous les territoires.

II – La Revue de Presse 

1 –On commence la revue de presse avec la parution du 1er baromètre sur la présence digitale des 101 départements français. En partenariat avec l’Association des Départements de France et l’Institut pour la Formation des Elus Territoriaux, Dentsu a réalisé ce baromètre en se basant sur 3 dimensions d’analyse : la présence générale de chaque département sur les réseaux sociaux, l’existence de dispositifs à destinations des citoyens et enfin, la capacité de chacun à présenter des contenus audacieux et pédagogiques. Il en ressort que ce ne sont pas les départements qui ont le budget consacré le plus important qui sont les plus performants sur le digital. L’ensemble des départements français a bien pris le virage du digital… 30% des sites départementaux étant référencés en première place de la recherche Google. Et qui réussit quoi ? Et bien, les Alpes Maritimes décrochent la meilleure maîtrise des outils digitaux. Concernant la qualité des contenus, c’est la Sarthe qui rafle le titre. Enfin, le meilleur dispositif de dialogue avec les populations revient à la Ville de Paris.

2 – On continue avec la présence digitale cette fois de la Caisse des dépôts qui a lancé début février, sa nouvelle « plate-forme numérique des territoires ». Cette plate-forme regroupe à la fois Localtis, le quotidien d’information à l’attention des collectivités territoriales, le service Mairie-conseils devenu “Territoires Conseils” mais aussi les offres d’ingénierie et de financement, de la Caisse des dépôts.

Avec un menu de navigation simplifié la Caisse des dépôts ambitionne de matérialiser son accompagnement «  à chaque étape de développement d’un projet de territoire  ».

3 – Et pour finir… parce qu’il n’y a pas que le cinéma qui récompense ses pairs en février, territoires Numériques se fait l’écho d’une autre cérémonie : Les West Web Awards ! Le 9 février dernier, 12 talents – YouTubeurs, blogueurs ou encore créateurs de startups – ont été récompensés lors de la première édition de cet événement, organisée à Brest. Aux commandes : la West Web Valley, accélérateur de startups et les French Tech de Brest, de Nantes, et de Rennes – Saint-Malo.

Parmi les 145 candidats, la grande gagnante est la startup rennaise Klaxoon, créatrice d’outils pour organiser les réunions en entreprises, qui a remporté le trophée de la « Meilleure équipe d’une start-up » tandis que son PDG, Matthieu Beucher, devenait le « Breton digital de l’année ». Pour découvrir les autres lauréats, je vous invite à faire un tour sur le site de la West Web Valley, cela vous donnera une idée du fameux dynamisme breton.

 

Mis à jour le 28 février 2017

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