Initiatives

Arles s’appuie sur ON

“ON”, c’est le nouveau nom donné à l'événement Octobre Numérique qui, pour la 8ème édition, fait de la ville d’Arles, le territoire où se fédèrent les acteurs de la création numérique, mais pas seulement ! Petit tour de ce qu’il ne faut pas manquer...

Quand Octobre aime à prendre son temps

Pas de panique pour ceux qui seraient passés à côté de cette 8ème édition, d’Octobre Numérique dure jusqu’au 18 novembre. Ce label créé en 2010, est devenu une véritable marque de fabrique qui fédère les énergies et les talents de la création, de l’innovation et de l’économie numérique.
Piloté par la Ville et soutenu par le Conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, ON propose aussi bien des expositions, des installations interactives, que des workshop avec pour point commun le numérique. Globalement, ce sont une vingtaine d’acteurs venus des milieux culturels, universitaires et économiques du territoire qui auront l’occasion non seulement de se montrer au grand public mais aussi de croiser leurs points de vue. Le tout dans une ambiance conviviale et ouverte à tous.

ON valorise le territoire

Thématique choisimagesie pour cette 8ème édition, ON veut en effet mettre en avant les initiatives qui permettent, grâce au numérique, d’assurer la valorisation du territoire et de son patrimoine dans l’agglomération Arles-Crau-Camargue-Montagnette mais aussi plus largement en Camargue.
Arles profite assurément aujourd’hui d’un dynamisme culturel qui permet l’essor d’acteurs économiques après avoir vécu les ravages de la désindustrialisation avec notamment la fermeture de l’usine Lustucru ou les Papeteries Étienne. Rappelons qu’elle est classée Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1981 et que 4,6 % de la population active à Arles travaille dans le secteur culturel contre 2,5 % en moyenne sur le plan national.
Entre les 14 festivals qu’elle accueille, à l’instar par exemple de “Les Sud” qui accueille le temps d’une semaine quelque 50.000 festivaliers, les Rencontres de la photographie, la maison d’édition Actes Sud (75 M € de chiffre d’affaires en 2015 ) et bien évidemment La nouvelle fondation Luma, projet unique en Europe de 150 millions d’euros d’investissement, et 300 000 visiteurs annuels supplémentaires escomptés pour la ville.” Arles et la culture ne semble faire qu’un. “Aujourd’hui, on compte 750 000 visiteurs dans nos monuments, avec une recette de 2,3 M€ aujourd’hui. En 2008, on était à 1,2 M€ », aime à rappeler Nicolas Koukas, adjoint au maire et conseiller départemental.

On sort ce soir

arlesLa French Tech sera aussi présente durant le festival ON. Une soirée de rencontre entre tous les acteurs est même organisée le 16 novembre prochain. Cette soirée des French Tech de la Région PACA vise à consolider l’écosystème. Elle permettra de rencontrer les quatre French Tech de la Région mais aussi les centres de formation proposant des diplômes dans le numérique. Des start-up du territoire viendront également présenter leurs solutions innovantes.

Autre moment fort d’ON, le festival Databit.me fêtera sa 8ème édition en 2017, organisée par l’association TNTB. Ce festival a lui tout seul invite des “hackers”, des essayistes, des bidouilleurs, artistes et autres “geeks”.

Pour la deuxième fois, ON accueille également le Arles Start-up Challenge. En 48h, accompagné d’une équipe, il est possible de structurer un projet avant de le soumettre à un jury de professionnels. Étudiants, porteurs de projets, entrepreneurs ou salariés, sont invités à travailler en équipe pour faire émerger un concept novateur avant un présentations à un collège d’experts.

Arles, territoire numérique libre

Arles est donc une ville de culture mais peut également se féliciter d’autres titres. En 2016, elle a en effet participé au concours “Territoires numériques libres”, qui récompense les collectivités qui œuvrent pour les logiciels libres. Parmi les villes qui ont obtenu la récompense la plus élevée, c’est-à-dire 4 étoiles, on trouve Nantes, Rennes, Marseille et… Arles. Ce prix est attribué par l’Association des développeurs et utilisateurs de logiciels libres dans les administrations et collectivités locales (ADULLACT). La totalité des serveurs de la mairie d’Arles sont sous Linux et 90% des postes bureautiques sous Open Office, deux logiciels libres. Parallèlement, sa direction des systèmes informatiques de la Ville a développé près de 40 logiciels métiers libres, utilisés par de nombreuses collectivités.

Autre exemple de l’engagement numérique de la collectivité, la ville d’Arles a obtenu 3 arobases (sur 5) pour sa participation au label ville Internet depuis 2012. Depuis 1999, le Label  » Ville Internet  » est décerné aux communes qui mettent en œuvre une politique significative en matière de démocratisation d’internet .

Bientôt un lieu totem ?

Arles rêve maintenant d’avoir son propre “lieu Totem », pour y installer les entités existantes et attirer de nouvelles entreprises dans les secteurs culturels et numériques. Un site a d’ailleurs déjà été identifié dans les anciennes papeteries Etienne à l’ouest de la ville. Le journal La provence précisait en septembre dernier  que cette “opération reconquête pourrait démarrer dès 2018” . L’enjeu est donc de fédérer les différents acteurs du territoire et de construire “un projet partagé en termes de développement économique entre la Région, la Caisse des dépôts, les chambres consulaires quelles qu’elles soient ”. Affaire à suivre donc.

Mis à jour le 8 novembre 2017

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