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4G et transports, le rêve devient réalité

Avec un rythme de deux nouvelles stations parisiennes couvertes chaque semaine, ce sont près de 120 stations qui devraient pouvoir proposer la 4G d’ici la fin 2018. Alors que l’arrivé de cette dernière sur les quais du métro parisien avance bon an mal an, d’autres exemples nous montrent déjà ce que sera notre mobilité à l’avenir, à savoir 100% connectée. Petit tour des exemples réussis.

Métro toulousain, une première en France

Le métro parisien est un vieux monsieur qui soufflera en juillet prochain ses 118 bougies. Couloirs, stations, espaces de stockages, rien n’a été conçu pour accueillir de quoi offrir la 4G aux passagers. Pas étonnant en somme que les travaux de déploiement de la 4G prennent du retard.
A Toulouse au contraire, les choses ont pu aller plus vite. La ville rose propose en effet une connexion 4G sur l’intégralité de ses 37 stations.

Comme s’y était engagé le Maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc, les 120 millions de passagers annuels peuvent accéder depuis novembre dernier aux services voix et données à très haut débit mobile dans le métro. Pour couvrir l’investissement nécessaire de 10 Millions d’euros, les équipements ont été mutualisés entre les opérateurs de téléphonie mobile. Aujourd’hui, comme l’attestent les nombreux tweet envoyés depuis le métro, les toulousains ne cachent pas leur fierté d’être la première ville de l’Hexagone à profiter d’internet les pieds sous terre…

Pour arriver à ce résultat très positif pour la ville, une convention détaillant les interventions de chacun a été signée dès juillet 2016 : Charge à Toulouse Métropole de libérer des flux sur son réseau numérique Zefil. Orange quant à lui, en tant qu’opérateur pilote devait assurer une coordination étroite avec Bouygues Telecom, SFR, Free Mobile et Tisséo. Il s’est ainsi vu confier la conception et le déploiement de l’ensemble des infrastructures antennaires et techniques réparties tout au long des lignes A et B du métro toulousain.

4G dans les TGV

Autre exemple impensable il y a seulement quelques années, il est aujourd’hui possible de profiter également de la 4G malgré la vitesse voir même la très grande vitesse…Depuis juillet dernier, les voyageurs adeptes du TGV peuvent profiter de la 4G sur les lignes Paris-Tours-Bordeaux, Paris-Le Mans-Rennes et Paris-Lille, Paris-Lyon et Lyon-Marseille.

Véritable prouesse technologique, ce service nécessite de lourds investissements. En effet, comme le rappelait Fabienne Dulac, directrice d’Orange France dans un article des Echos : « Quand on équipe les lignes Paris-Rennes ou Paris-Bordeaux, c’est 300 antennes qu’il faut rajouter au bon endroit, et 30.000 heures de test « .

Connecté même dans les aires

En 2016, nous vous parlions déjà des premiers tests menés à bord des Airbus A320 de la compagnie Air France. Là encore, pouvoir se connecter dans un avion génère beaucoup d’impatience. Le wifi à bord, c’est pourtant une véritable plus-value pour ceux qui veulent se détendre mais aussi pour ceux qui souhaitent travailler. Des scientifiques britanniques ont d’ailleurs estimé à 640 000 livres par ans, le coût qu’engendrerait pour l’économie de leur pays, l’absence de wifi dans les avions.

Aujourd’hui directeur financier du groupe Air France-KLM, Frédéric Gagey, était à l’époque président-directeur général d’Air France. A ce titre, il précisait que : « Rester connecté en permanence est devenu un impératif pour beaucoup de nos clients, notamment les voyageurs d’affaires de nos réseaux courts et moyens courriers. Cette démarche innovante menée avec Orange entend répondre au mieux à cette forte attente ».

 



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Mis à jour le 21 mars 2018

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