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Une assemblée nationale pro-numérique?

04 juillet 2017

La précédente mandature avait vu émerger quelques députés particulièrement engagés sur les questions numériques. Des personnalités comme Axelle Lemaire, Lionel Tardy, Isabelle Attard, Christian Paul, Patrick Bloche, Luc Belot ont permis à notre pays d’entamer la mue nécessaire vers l’ère du numérique. Alors que de nouveaux profils a priori pro-numériques ont rejoints les bancs de l’Assemblée Nationale, arrêtons-nous un instant sur leurs parcours.

Parmi les noms que nous risquons de croiser souvent sur les sujets numériques, certains nous sont déjà connus, à commencer bien évidemment par celui du jeune Secrétaire d’État au Numérique, Mounir Mahjoubi. A 33 ans, il a déjà une longue expérience dans le domaine du numérique. En 2000, alors qu’il avait tout juste 16 ans, il commence à travailler chez Club Internet, un des fournisseurs d’accès de l’époque. Un regard sur ses études permet de dessiner le portrait d’un élève brillant et curieux. Après des études de droit à la Sorbonne, il fréquente la rue Saint Guillaume où il obtient un master de finance. Comme le rapporte le journal 20 minutes, il se fait remarquer pour son éloquence et pour son sens de l’humour. Aspect étonnant dans son CV, le tout jeune Secrétaire d’Etat a également paraît-il un CAP Cuisine. Fils d’un couple de marocains, peintre en bâtiment et femme de ménage, arrivés en France dans les années 70, il a grandi dans le 12ème arrondissement. Lorsqu’on on voit le parcours de Mounir Mahjoubi, on se dit que l’ascenseur social en France n’est peut-être pas totalement bloqué. Après ses études, Mounir Mahjoubi se lance dans plusieurs projets de start-ups comme par exemple FairSens, un site de stickers décoratifs, ou encore La Ruche Qui Dit Oui en 2010, qui permet de développer les circuits courts, French Bureau, qui accompagne des groupes industriels dans l’innovation numérique ou encore l’agence digitale Mounir & Simon qu’il a dirigée de 2009 à 2012. Il a aussi été directeur adjoint de BETC Digital, filiale du groupe Havas. Mais si son nom n’est pas totalement inconnu du grand public, c’est surtout parce qu’il fut nommé en février 2016 président du Conseil national du numérique (CNNum). Un an plus tard, il quitte cette fonction pour rejoindre le parti En marche!
Parmi les chantiers qui l’attendent, Mounir Mahjoubi souhaite faire de « la cyberdéfense et la cybersécurité une priorité de notre sécurité nationale ».

Autres parcours, autres personnalités. Celle de Bruno Bonnell qui est devenu Député de la 6ème circonscription du Rhône. Il est à la tête de Robopolis, société spécialisée dans la distribution de robots personnels, et du fonds d’investissement Robolution Capital, spécialisé sur les projets de robotique.

Stéphanie Do a pris les rênes de la 10ème circonscription de Seine-et-Marne. Passée par l’ENA où elle obtient un master II en gestion publique, elle débute sa carrière professionnelle dans des cabinets de conseil et d’audit puis rejoint les rangs du ministère de l’Economie et des Finances.

Jean-René Cazeneuve a quant-à-lui remporté son pari dans la 1ère circonscription du Gers. Son profil est marqué par des fonctions de dirigeant dans de grands groupes;  Compaq, Cisco, Apple et dernièrement Bouygues.

Parmi les nouveaux venus, il y a également Sylvain Maillard. Nouveau député de la 1ère circonscription de Paris. En 2001, il avait fondé Atlantys Technology, spécialisé dans la fourniture de composants électroniques. A noter qu’il souhaite garder, même de manière très réduite un lien avec son entreprise.

Autre figure déjà engagé professionnellement dans le numérique, Thomas Gassilloud est le président Wibox, un fournisseur d’accès internet en fibre optique et maire de Saint-Symphorien-sur-Coise. Comme la loi l’exige dorénavant. Il va devoir laisser son mandat d’élu local pour exercer son nouveau rôle de Député de la 10e circonscription du Rhône.

Dans le deuxième circonscription des Français de l’étranger (Amérique latine et Caraïbes), les électeurs ont choisi comme une Députée pro-numérique, Paula Forteza. Après des études à Sciences Po, elle a défendu l’open data et le gouvernement ouvert au sein d’Etalab. Elle est également cofondatrice de jailbreak.paris constituée de profils expérimentés, spécialisés dans le logiciel libre, l’open data, le gouvernement ouvert et les méthodes agiles.

Et puis, il y a des députés qui ont été réélus comme par exemple Laure de La Raudière, élue de l’Eure-et-Loir. La députée n’a pas chômé lors du précédent mandat et a rédigé de nombreux dossiers liés au numérique comme par exemple celui de la simplification administrative ou encore la loi sur le renseignement. Elle a également récemment rédigé avec la regrettée Corinne Erhel un rapport sur l’internet des objets.

 

 

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