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IFA de Berlin : les start-up françaises sont-elles de bons élèves ?

12 septembre 2018

Très attendu par les férus de nouvelles technologies, l’IFA (l’Internationale Funkausstellung ) de Berlin a fermé ses portes la semaine dernière. En cette rentrée des classes, Paroles d’Elus en profite pour faire le point sur les innovations françaises que le salon a mis dans son cartable.

L’IFA est un évènement unique en son genre. Près de 250 000 visiteurs ont arpenté les allées du centre de conférence Messe Berlin (contre « seulement » 184 279 visiteurs exactement au CES de Las Vegas en janvier dernier) durant les 5 jours du salon.

Considéré par certains comme le plus grand salon d’Europe, cet évènement est l’occasion de découvrir les dernières nouveautés. A côté des grandes annonces, comme par exemple les nouveaux écrans Samsung en 8K ou le premier babyfoot en réalité virtuelle, on trouve aussi une petite vingtaine de start up de la French Tech présentées par Business France.

Certaines d’entre elles ont été sélectionnées directement par les régions dans le cadre du dispositif Team France Export. Depuis la loi Notre voté en 2015, c’est en effet aux Régions que revient la responsabilité de la stratégie d’internationalisation des entreprises. Annoncé par le premier ministre en février dernier pour aider les collectivités dans leur mission, le dispositif Team France Export est un des pivots de la stratégie gouvernementale pour améliorer le commerce extérieur et doit permettre de réduire la balance commerciale négative. Rien qu’en 2017, la France accumulait près de 62,3 milliards d’euros de déficits. Team France Export doit permettre de donner plus de visibilité aux entreprises françaises en apportant des solutions concrètes et une porte d’entrée unique. Business France le présente comme un accompagnement à la carte comportant une vraie préparation à l’export.

L’IFA justement est perçu comme une véritable vitrine et une étape quasi obligatoire pour conquérir l’Europe. A la différence du CES par exemple, l’évènement berlinois présentent des produits déjà aboutis et commercialisés, même pour les start up et petites structures présentes.

Sur cette vingtaine de start up françaises présentes, plusieurs ont développé des solutions dans le domaine de l’éducation. C’est le cas par exemple de C-way : créée en 2013 par Jeanne Chaumais-Tassel, elle propose différents objets connectés conçus pour développer l’imagination des enfants. Grâce à eux, l’enfant peut apprendre et jouer de manière ludique. Ils sont aussi rassurants pour les parents qui peuvent contrôler les fonctions directement grâce à leur smartphone. Autre exemple avec la fabrique à histoires de Lunii. En choisissant des combinaisons différentes, les enfants peuvent composer des histoires selon leurs envies et faire intervenir les personnages qu’ils souhaitent. Pour les tout-petits, on trouve aussi Marbotic qui propose des jeux éducatifs inspirés par la méthode d’apprentissage Montessori. La start up propose des jouets en bois qui interagissent avec des tablettes afin de permettre aux enfants d’acquérir les compétences de bases.

S’il est encore trop tôt pour juger l’efficacité du dispositif Team France Export, les premiers résultats semblent concluants. Rappelons que le défi est important. En effet, contrairement à l’Allemagne qui peut compter sur 300 000 entreprises exportatrices régulières, la France n’en compte que 20 000. Il est temps de passer dans la classe supérieure…

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