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BYM, quand le numérique permet de se reconstruire après un AVC

17 mars 2017

Se remettre d’un AVC prend du temps et de la volonté. Pour aider les patients à guérir plus rapidement, la start up BYM, installée à Rennes, a inventé un nouvel outil numérique de rééducation. Les premiers résultats de cette application, à la fois ludique et accessible, sont déjà probants. Explications.

AVC, maladie de Parkinson, sclérose en plaques, myopathie ou encore prévention des chutes, voilà autant de problèmes de santé qui pourraient être atténués avec un pratique sportive quotidienne. L’outil numérique Bym fait partie de ce que l’on appelle les serious game. Grâce à une application reliée à un  capteur de mouvements, il est maintenant possible d’intensifier sa rééducation ou de consolider ses capacités physiques de manière ludique, tout en restant chez soi.

De nombreux travaux scientifiques ont mis en avant l’efficacité d’un entraînement physique quotidien, à la fois intensif et avec une stimulation importante du cerveau, dans le processus de rééducation des patients. BYM ( pour Beyond Your Motion)  a donc été conçu pour réunir toutes ces conditions. Il permet d’exercer efficacement les membres supérieurs, et inférieurs tout en travaillant sur son équilibre.
Autre avantage non négligeable de cette application, elle permet de continuer sa rééducation de manière personnalisée, en complément de séances de kinésithérapie ou après ces dernières. En effet, on sait que le retour au domicile est souvent un moment de craintes pour les patients qui peuvent parfois se sentir abandonnés.

Avant d’arriver à la forme finale de l’application, Romain Flèche et Sébastien Brault, qui ont fondé la start up en 2014, ont fait tester leur prototype à des centaines de patients sur plus de 1500 séances. Aujourd’hui, 60 exercices différents sont proposés. Une version plus évoluée de l’application, destinée aux professionnels, leurs permet de prescrire des séances et de suivre à distance les progrès de leur patients.
L’ensemble des mouvements a été imaginé en étroite collaboration avec des médecins et des kinésithérapeutes. Comme le relate Romain Flèche dans les colonnes du Télégramme: “Chaque personne étant unique et les séquelles d’accident vasculaire cérébral étant variées, le capteur de BYM sait détecter les capacités de mouvement de rééducation de chacun et adapter le guide visuel à l’écran du jeu en conséquence.”

Grâce à son approche ludique, BYM permet au patient de maintenir ou de retrouver une meilleure condition physique en intensifiant sans difficulté la durée quotidienne d’exercice. Les fondateurs travaillent donc maintenant à faire reconnaître leur outil comme dispositif médical.

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