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Agence du numérique : la jeune structure « poil à gratter » déjà incontournable

17 juin 2016

Déjà très présente dans le paysage numérique français depuis quelques mois, l’Agence du Numérique n’a pourtant officiellement ouvert ses portes que la semaine dernière. Le 7 juin dernier, Axelle Lemaire a en effet inauguré cette nouvelle structure administrative devant une centaine de personnes. L’occasion pour nous de revenir sur ses trois principales missions.

Faire le pont entre les écosystèmes numériques

“Rattachée au ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, l’Agence du numérique a vocation à mener des actions de terrains, concrètes, en proximité avec les entrepreneurs, les élus et services des collectivités territoriales, dans une logique de (…) connexion entre les acteurs”, c’est ainsi qu’est présentée l’Agence du Numérique par le ministère.
Composée d’une quarantaine de personnes pour un budget structurel 140 000 euros par an hors salaires (les agents sont rattachées administrativement au ministère) elle met en musique les budgets d’intervention alloués à chacune des trois missions.
Pour Antoine Darodes, directeur de l’agence du numérique, cette dernière se doit d’être davantage un “do tank” qu’un “think tank”.

Trois missions complémentaires à remplir et une fonction de « poil à gratter »

C’est principalement sur des qualités “d’agilité et de souplesse” que s’est attardée la Ministre dans son discours. L’agence du numérique, de part sa configuration devra en effet se montrer agile dans l’exercice de ses trois missions pour le “service des usagers. Ce ne sont pas des clients, ils sont des concitoyens, ils sont des administrés ».
Son conseil d’orientation stratégique est composé de “deux investisseurs, d’un journaliste, d’un spécialiste de l’innovation” et aura une fonction de « poil à gratter ». Par ailleurs, Johanna Rolland, maire de Nantes, et Karine Dognin-Sauze, vice-présidente de la Métropole de Lyon viennent compléter ses membres.
Sa première mission est de développer la visibilité de l’écosystème des start-up françaises via la mission French Tech.(budget : 15 millions d’euros). Le Plan très haut débit, sa deuxième mission, vise lui, à couvrir tout le territoire en internet très haut débit d’ici 2022 avec un budget de 3 milliards d’euros. Enfin, sa troisième mission sera d’ « accélérer l’appropriation du numérique par l’ensemble de la population » au travers du programme Société numérique (budget :540 000 euros).


SMCL 2016 – Entretien avec Antoine Darodes… par parolesdelus

 

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